Jérôme Martiny : Un Belge qui continue de défier le Dakar dans sa forme la plus pure

Chaque année, le Rallye Dakar écrit des histoires aussi brutes qu’inspirantes. Parmi elles, celle de Jérôme Martiny, seul motard belge au départ depuis 2022. En 2026, il a de nouveau bouclé le rallye le plus exigeant du monde, pour la cinquième fois consécutive.

Résultat : 3ᵉ en Original by Motul et 22ᵉ au classement général, dans une catégorie où l’on doit tout gérer soi-même. Une performance qui ne doit rien au hasard. Elle prend racine bien plus tôt, au cœur des Ardennes.

Élevé entre les rubalises de cross

Jérôme vit moto depuis qu’il sait marcher. Il grandit au bord des circuits de motocross, où il affine sa technique année après année. Les titres belges en enduro suivent logiquement.

Après la période Covid, il change radicalement de cap. Le rally-raid devient son nouvel horizon et très vite, il s’y sent à sa place. En Andalousie puis au Rallye du Maroc, il montre immédiatement son potentiel. Sa 6ᵉ place en Rally2 en 2021 lui ouvre la porte du Dakar et lui donne surtout une conviction : il a sa place sur cette course.

Pourquoi il y retourne encore et encore

« Une fois que tu es dedans, tu n’en sors plus », lâche-t-il avec un sourire. Et il le pense vraiment.

Le Dakar, c’est un mélange d’aventure, d’adrénaline, d’épuisement et de satisfaction. Un cocktail qui donne envie de revenir. Sa carrière en motocross est derrière lui, mais le Dakar lui a offert un nouveau moteur intérieur. Tant qu’il trouve des partenaires qui croient en son projet et que son corps suit, il continue.

« C’est quelque chose de magique. Tant que je peux le faire, je veux continuer. »

 

Le passage à Honda

Après plusieurs saisons sur Husqvarna, Jérôme avait envie de nouveauté en 2026. La Honda CRF450 Rally client s’inscrivait parfaitement dans ce moment. Non pas parce qu’il connaissait déjà la moto, au contraire : elle représentait un nouveau défi.

Le changement s’est concrétisé après des échanges avec Damien, d’Anquety Motorsport, le concessionnaire Honda qui le soutient depuis longtemps.

« C’était une évidence. Nouvelle moto, nouveau chapitre. Et ça m’a donné un surplus de motivation. »

Aujourd’hui, Jérôme estime avoir fait le bon choix : l’adaptation a été rapide, le rythme est venu, et la confiance a grandi étape après étape.

A Honda off-road motorcycle rider in red gear navigates sand dunes in a desert landscape. The bike's headlight is on, and the rider is leaning forward, suggesting movement across the challenging terrain.

Original by Motul : le Dakar dans sa version la plus authentique

Depuis 2024, Jérôme roule en Original by Motul, la catégorie sans assistance. Pas de mécaniciens, pas d’équipe, aucun confort. Juste le pilote, sa moto, ses outils… et la fatigue. Pour beaucoup, c’est trop. Pour Jérôme, c’est presque naturel. Dès sa première année, il signe une 2ᵉ et une 4ᵉ place sur des spéciales. Revenir dans une catégorie avec assistance ? Non.

« C’est le Dakar dans sa forme la plus pure. Il faut tout faire soi-même. Ça me correspond parfaitement. »

 

Ce que les caméras ne montrent jamais

À la télévision, on voit les dunes, les images spectaculaires, les sourires à l’arrivée. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les silences entre les étapes, les gestes sans gloire, les moments où l’humain passe avant la course.

Cette année, Jérôme s’est arrêté longtemps pour aider un pilote gravement blessé.

« Il était dans un sale état. J’ai maintenu sa tête jusqu’à l’arrivée de l’hélico. Heureusement, je sais quoi faire : je suis pompier. »

Le pilote souffrait de six vertèbres fracturées. Un moment qui marque. Un moment qu’on n’oublie pas. Et que le grand public ne verra jamais.

Le long chemin jusqu’à la ligne de départ

Participer au Dakar ne commence pas le 1er janvier. Ça commence des mois plus tôt. L’entraînement physique se fait toute l’année, avec une intensité maximale sur les six derniers mois.

Et il y a toute la logistique : trouver des partenaires, préparer le matériel, gérer les inscriptions, déposer la moto en Espagne pour l’expédition…

« Tu ne peux rien oublier. Surtout en Original by Motul. Tout ce que tu n’emmènes pas, tu ne l’as pas là-bas. »

 

Le résultat d’un savoir‑faire, d’une expérience et d’un esprit posé

Quand on observe Jérôme, on reconnaît immédiatement le pompier : calme quand d’autres paniquent, capable d’évaluer les risques très vite, et de gérer son effort avec une précision presque chirurgicale.

Cette combinaison de sérénité et de détermination l’a mené cinq fois de suite à l’arrivée. Un exploit rare en Belgique, et une fierté assumée.

« Quand je rentre à la maison, les gens réagissent parfois comme si j’étais une demi-star », sourit-il. « C’est sympa, mais au fond, tout repose sur les partenaires et les supporters qui me permettent d’être là. »

 

La passion du sport moto, dans son cœur et dans sa famille

Quand il ne roule pas, Jérôme reste proche de la scène moto belge. Il participe aux 12 Heures de la Chinelle, soutient d’autres pilotes et surtout, il encourage ses deux fils au bord des pistes.

La relève Martiny est déjà en route.

 

Un partenariat qui fait la différence

Cette aventure est aussi une histoire de collaboration. Anquety Motorsport a, une nouvelle fois, été un pilier essentiel pour Jérôme. Expertise technique, soutien logistique, engagement humain : leur contribution a clairement compté.

Au nom de Honda : merci, Anquety. Et bravo, Jérôme. Ce résultat, c’est aussi celui d’une équipe et d’un projet construit ensemble.

 

Et maintenant ?

C’est certain. Jérôme l’a déjà annoncé : il sera à nouveau au départ. La monture n’est pas encore définie, mais sa présence, elle, ne fait aucun doute.

« Y retourner, je le ferai de toute façon. Je n’en doute pas une seconde. »

 

Dans le même esprit d’authentique aventure, Honda Benelux organise également l’Adventure Raid by Honda : une expérience de six jours, du 24 au 30 mai 2026, reliant l’Occitanie à la Catalogne avec votre propre moto Honda Adventure, qu’elle soit récente ou plus classique.

Le concept est simple : rouler, naviguer, apprendre et partager des expériences, le tout avec un encadrement professionnel.

Chaque jour, les participants peuvent choisir entre un parcours off‑road ou un itinéraire entièrement asphalté, afin de garantir une accessibilité maximale sans pour autant perdre le sens du défi.